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Les musées néerlandais achètent très peu d’art africain - On n’aime que ce qu’on connaît…
Kunst, 28 Nov 2008 - ZAM
Fons Geerlings

De nombreux artistes africains sont parmi les meilleurs au monde. Alors pourquoi les musées néerlandais d’art moderne les plus connus achètent-t-ils si rarement le travail africain ? Souffrent-ils d’un rétrécissement occidental de la vue, comme l’affirment quelques jeunes conservateurs ? ZAM a été mener son enquête.
Cet article est publié originalement en néérlandais dans ZAM Africa Magazine, été 2007.
 
Amsterdam début avril. Dans la Galerie 23, pour l’Art Contemporain Africain, on inaugure l’exposition de deux artistes : Clifford Charles d’Afrique du Sud et Fiel dos Santos du Mozambique. Par ce chaud après-midi, il y a du monde. On peut observer des sculptures de Dos Santos réalisées avec des armes utilisées dans son pays pendant la guerre civile. En 2005, avec ses collègues, Dos Santos a créé un arbre pour le Musée Britannique de Londres en utilisant les mêmes matériaux. Serait-t-il, lors de cette ouverture, assiégé par le personnel de musée néerlandais ?
Non. Seule la conservatrice du Musée Ethnologique de Leyde (Leiden) a donné sa carte de visite à Fiel. Personne n’est là pour représenter aucun musée d’art moderne. Selon Fons Geerlings –le titulaire de cette galerie- cela est typique pour ses inaugurations : tous les musées sont invités, mais seuls les musées ethnologiques se déplacent de temps à autre : le Musée d’Afrique (Afrika Museum), le Musée des Tropiques (Tropenmuseum) et le Musée Ethnologie (Museum Volkenkunde). Il trouve que c’est mauvais signe : « Est-ce que les musées d’art se tiennent vraiment au courant du circuit de la jeune création contemporaine? Je me le demande. Le meilleur des artistes africains internationaux se trouve ici, on les retrouve dans toutes les biennales. Un petit coup de rattrapage ne serait donc pas de trop. »
Manifestement on fait toujours une distinction entre l’art occidental et non occidental. Frans Haks, ancien directeur du Musée de Groningue voulait se débarrasser de cette différenciation. En 1989, au Centre Pompidou de Paris, il vit la sensationnelle exposition Magiciens de la terre. Fabuleux, car pour la première fois on y exposait le travail d’artistes occidentaux mais aussi les œuvres d’artistes originaires de pays en voie de développement. Des contradicteurs trouvaient que l’oeuvre non occidentale ne passait pas dans un musée d’art, mais pour Haks, cette exposition était une révélation. « Je ne trouve plus qu’il soit juste de montrer l’art libre occidental dans des musées d’art tout en abandonnant l’art du reste du monde aux seuls musées ethnologiques » écrivait-il dans le catalogue pendant l’exposition Africa Now qu’il organisa deux ans plus tard à Groningue. « Il semble s’agir ici d’une sorte de Zeitgeist* qui fournit les mêmes produits à travers le monde entier ». (Terme allemand signifiant : L’esprit du temps ; susceptible de réfléchir une mode). Cette conviction avait des conséquences radicales pour le musée de Groningue. Non seulement Haks a organisé Africa Now mais il a également acheté les oeuvres d’artistes ayant percé internationalement comme Cheri Samba, Cyprien Tokoudagba, Twins Seven Seven, Moke et encore une dizaine d’africains.
Depuis le départ de Haks en 1995, il ne reste toutefois que peu de choses à voir de cette partie de la collection, l’œuvre des artistes africains a été encore moins achetée qu’avant. Selon le directeur actuel, Kees van Twist : « L’Afrique n’est pas un fer de lance dans notre ligne de conduite. Nous ne choisissons pas par région ; le monde entier constitue notre scène d’action. De plus il nous faut tenir compte des priorités du passé, car depuis toujours notre attention a été pas mal dirigée vers l’Occident. Au début du vingtième siècle, lorsque les musées ont commencé à collectionner, le monde semblait déjà assez grand si tu parvenais à aller jusqu’en Suisse. Nous n’avons découvert la Russie que très récemment. Ilja Repin était vraiment une nouveauté pour nous. Nous pensons aussi qu’ à Groningue nous devrions plus nous orienter vers le nord et l’est de l’Europe ». Il nous est impossible de demander son avis à Frans Haks car il est décédé à la fin de l’année dernière.

Le Musée Abbe d’Eindhoven (Van Abbemuseum), gagnant du Prix d’encouragement pour la diversité culturelle de l’Association Mondrian, dit aussi accorder plus d’attention au genre d’artiste qu’aux origines nationales. Le musée possède des œuvres de Marlene Dumas, née en Afrique du Sud, mais la considère comme étant néerlandaise. « Dans notre collection, nous intégrons des artistes qui ont été choisis pour la position qu’ils prennent dans le monde et le discours qu’ils y tiennent et non pas pour leur nationalité. Nous observons les nouveaux talents, ceux qui sont en train de percer dans le monde artistique. Et l’Afrique ne s’y est pas encore fait entendre », déclare une porte-parole. Els van der Plas, directrice de la Fondation Prince Claus pour la culture et le développement, trouve cette réaction plutôt évasive. « Cela fait longtemps déjà que les musées excluent la majeure partie du monde. Dans le domaine des arts, leur connaissance et leur attention convoitent les développements Euro américains qui, précisément, sont fondés sur cette tradition occidentale. Ils ne possèdent donc pas la connaissance nécessaire et se sentent menacés si on leur ouvre la porte du monde ; dans ce cas là, on ne peut assurément plus être expert en la matière. »

Le système artistique occidental
Jaap Guldemond, premier conservateur d’art contemporain du Musée Boijmans à Beuningen, reconnaît qu’il n’y a pas d’expertise. « Ce n’est pas de la peur mais plutôt une étape, un saut dans l’inconnu » dit-il, dans le restaurant musée de Rotterdam. En 2004, Guldemond a organisé une exposition solo de l’artiste nigérien britannique Yinka Shonibare. Il pense qu’il est nécessaire de discerner deux choses dans cette discussion. « Dans les années quatre vingt il y avait à peine deux domaines dans le monde de l’art moderne : l’Europe de l’Ouest et l’Amérique. Par la mondialisation de ces quinze dernières années, le regard porté sur l’art, jusque là assez partial, s’est brisé. Car il a pris au sérieux des artistes qui travaillent en Occident, mais qui sont pourtant bien d’origine non occidentale. Comme Shonibare. Grâce à notre exposition, celui-ci est même nominé pour le Turner (prix britannique). Quand je suis venu travailler ici en 2002, je trouvais important au Musée Boijmans de montrer également l’oeuvre d’artistes qui, bien que non occidentaux, appartenaient tout de même au système artistique occidental. Pourquoi doivent-ils en faire partie ? Parce que l’on veut savoir ce qu’il s’y passe ; car on a besoin d’un cadre de référence pour pouvoir travailler convenablement. En tant que conservateur on peut alors bien visualiser ce qui se passe en Occident. Mais si je veux agir au-delà –et cela constitue la deuxième partie de la discussion- alors je dois, par exemple, me rendre moi-même au Niger et y rechercher les causes. Mais au niveau de l’argent et du temps, il faut déjà en avoir la possibilité,. Et pour le même prix, après une ample investigation tu découvres qu’il n’y a rien entre les deux. »
Et pourtant le Musée Boijmans n’achète presque aucune œuvre d’artiste africain parmi ceux qui travaillent en Occident, pas même de Shonibare ; Guldemond explique que l’unique raison pour cela était que ça faisait juste un an et demi, à l’époque, qu’il n’y avait plus eu de directeur pour le musée,. Si un conservateur comme lui veut acheter quelque chose, alors en principe il faut que cela puisse entrer dans les lignes de planification de la collection du musée. Dans presque tous les musées c’est le directeur qui décide si un achat va vraiment aboutir. « Cela dépend donc surtout de ce que le directeur désire composer » explique Guldemond. Après l’exposition « Unpacking Europe » en 2002, oú des artistes d’origine non occidentale représentaient leur vision de l’Europe, le Musée Boijmans a bien acheté des œuvres : les installations vidéo Panicife du sud-africain Willem Boshoff et Overvloed (Abondance) une œuvre de William Kentridge, également sud-africain. Guldemond pense que les musées néerlandais trouvent que l’art africain est encore plus inaccessible qu’un autre art non occidental : « C’est moins connu. Seule l’Afrique du Sud est plus orientée vers l’Ouest. Et parfois, le ‘langage’ parlé par les artistes est tellement différent de nos habitudes que c’est bien plus dur pour un musée de s’y adapter. En vue d’un développement moderne de leur art, les Chinois se sont considérablement dirigés vers l’Occident ; d’ailleurs le développement économique a été indispensable. C’est ainsi que beaucoup de personnes extérieures à l’art, des commerçants, des architectes, sont devenues connues. Il existe aussi une infrastructure qui nous permet facilement d’aller voir ce qui se passe là-bas. »

Le problème de l’Afrique
La conclusion c’est que l’Art s’en va là où l’argent coule. Mais, dans la scène artistique, il existe aussi des modes bien réelles et qui parfois se forment à partir de développements sociaux politiques. Pendant les années quatre vingt dix, les différentes expositions de groupe d’artistes africains étaient peut-être dues à « l’affranchissement » de l’Afrique du Sud. Dans un établissement du Museumplein (Place du Musée), Gijs van Tuyl, lui-même directeur de musée, nous rappelle qu’en 1993, peu après l’exposition Africa Now à Groningue, le Musée Municipal d’Amsterdam (Stedelijk Museum) a organisé l’exposition Zuiderkruis (Croix du Sud) comportant les œuvres de 27 artistes sud-africains. Depuis les années soixante dix, le Musée Municipal a acheté le travail de différents artistes africains. Van Tuyl confirme que, malgré l’acquisition de ces œuvres africaines et de quelques autres encore, son musée n’est pas vraiment en mesure de bien pouvoir représenter l’Art Contemporain Africain. « Nous n’avons pas bien exploré le domaine », admet-il. Selon lui, le problème de l’Afrique peut s’expliquer ainsi : « Il n’y a pas de vitrine et par rapport aux musées, il n’existe pas encore de véritable infrastructure. De plus si l’art désire traverser les frontières, il lui faut d’abord poser le pied sur son propre pays. Il y a peu de galeries, les artistes ne possèdent donc aucune résonance chez eux. Que se passe-t-il alors ? Parmi les documentalistes réunis en 2002 par Okwui Enwezor, commissaire d’expositions nigérian américain, la plupart des artistes africains travaillaient déjà depuis des années soit en Europe, soit en Amérique. » Alors, est-ce que le Municipal leur achète des œuvres ? Non. « Le Municipal reste ouvert à l’art non occidental, mais on ne peut pas tout faire, répond Van Tuyl. D’abord, on tient compte de notre propre contexte. Notre première priorité est pour l’Europe de l’Ouest et les Etats-Unis. Mais nous faisons aussi attention à la Chine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande. Et effectivement, nous avons plus l’œil sur l’Afrique du Sud que sur d’autres pays africains. »

Conflit de générations
Pourtant il y a autre chose : un combat entre générations, qui se déroule dans les musées néerlandais. Les jeunes conservateurs sont conscients de la globalisation, mais l’ancienne génération n’est pas tellement orientée vers l’international, raconte Els van der Plas de la Fondation Prince Claus. « Comparé aux autres disciplines comme la musique et le film, le monde de l’art est plutôt conservatif. Il forme une élite et beaucoup d’argent y est impliqué. » A la fin de l’année dernière, dans le NRC Handelsblad (Quotidien du soir néerlandais), un groupe de jeunes conservateurs a écrit dans un manifeste intitulé : « Naar een mondig museum » (Vers un musée émancipé), que les musées néerlandais officiels devraient regarder en face la nouvelle réalité complexe, mondialisée. La jeune garde se savait appuyée par l’Association Mondrian (Mondriaan Stichting), qui soutient les musées lors des acquisitions. Bien qu’accusée de faire un peu trop souvent intrusion dans la politique des musées, la directrice Gitta Luiten perçoit nettement ici un rôle pour son association. « Les musées sont payés avec l’argent public », dit-elle dans son bureau du quartier Vieux Sud d’Amsterdam, « ils doivent donc procurer une image de ce qu’il se passe à travers le monde dans le domaine de l’art ; car le public a le droit de savoir. Cela est d’autant plus renforcé par le fait que le public d’ici change. Mais il s’avère très difficile pour un musée individuel de suivre ce qu’il se passe dans le monde entier. »
C’est pour cette raison qu’avec la Fondation Prince Claus, l’Association Mondrian organise des voyages d’orientation pour curateurs, directeurs et pour d’autres personnes appartenant également au monde des musées. Le premier voyage a été pour le Moyen-Orient, le deuxième pour la Chine, celui de l’année dernière pour le Sénégal (Biennale de Dakar) et l’Afrique du Sud. « De cette manière, les néerlandais ont la possibilité d’explorer la scène artistique dans d’autres contrées », raisonne Luiten. « Ils n’ont là-bas aucun réseau de travail, par où faut-il donc commencer ? Mais nous-mêmes possédons ce réseau et, grâce à ces voyages, nous connaissons maintenant les institutions et les artistes importants de ces régions. » Luiten s’étonne pourtant de ce que les artistes non occidentaux qui ont fait la Rijksakademie –et parmi eux, figurent de nombreux Africains- percent au niveau international mais pas aux Pays-bas. « Ce qui a été fait auparavant en Afrique, ne passe pas bien avec le reste de notre collection. Mais il y a de plus en plus d’artistes à caractère international qui se joignent à la scène internationale. Je ne comprend pas pourquoi nous ne les avons pas ici. Certains jeunes musées, comme Les Pavillons à Almere (De Paviljoens) et Le Domaine (Het Domein) à Sittard, les repêchent. Mais nous pensons que c’est précisément sur les podiums confirmés qu’on devrait les voir.»
Mirjam Westen, conservatrice d’art contemporain au Musée d’Art Moderne d’Arnhem, croit aussi que rompre l’eurocentrisme des Pays-bas constitue évidemment un problème. « Bien que l’on expose déjà l’art Africain ici, c’est souvent dans un cadre surtout exotique. Ce qui pourrait en être la cause -et cela me frappe lorsque je visite le site de la Biennale de Dakar- c’est que l’on entend fréquemment : « Nous n’avons pas bien exploré le domaine. Il n’y a pas de vitrine et par rapport aux musées, il n’existe pas encore de véritable infrastructure’. » « L’oeuvre des artistes d’Asie est souvent plus réaliste et peut-être plus accessible que l’art africain.» « Si l’on s’efforce de suivre activement la scène artistique internationale, il est alors impossible d’éviter Gaba, avec son style naïf, orienté vers la matière. En Occident cela n’est pas considéré comme étant pertinent ; ici on met plus l’accent sur le conceptuel. De plus, il est important pour nous de comprendre ce qu’il y a derrière les œuvres d’art. » L’ Occident choisit ses artistes en fonction de leur engagement et non pas parce qu’ils sont adeptes de « l’art pour l’art » ; cela est valable pour tous les artistes, qu’ils soient néerlandais ou euro occidentaux. Une fois par an, on expose le travail d’un artiste d’une autre partie du monde. Il y a-t-il déjà eu un artiste africain parmi eux ? Oui, répond Westen, en 2001 il y a eu « Noirs », une exposition de la photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba. En effet, cette dernière est née au Cameroun mais cela fait 25 ans qu’elle habite à Amsterdam. Alors, jusqu’où est-elle encore africaine ? Westen admet qu’elle la considère comme une artiste « néerlandaise africaine », mais cependant clairement intéressée par l’Afrique. « Elle se révolte contre la manière habituellement utilisée par l’Occident, pour mettre le continent africain en image. Je trouve son travail important et je lui ai acheté quatre œuvres photographiques. » C’est agréable d’avoir d’abord eu l’exposition d’une artiste et de lui acheter ensuite ses œuvres, dit-elle « Mais à côté de ça, le budget des expositions, plutôt mince, nous joue des tours. »
Le marchant d’art Marius Sterrenburg, d’Amsterdam, comprend que, dans sa tactique d’acquisition, un musée puisse moins se faire la main sur les développements actuels qu’un collectionneur. « L’intérêt d’un collectionneur doit devenir cohérent, peu de gens reconnaissent directement les tendances de l’art et leur importance. En ce qui concerne cela, Frans Haks était une exception : il les relevait de suite. » Sterrenburg nous avertit également que les musées feraient mieux de se mettre rapidement en action. « En ce qui concerne l’art contemporain africain, les musées néerlandais sont vraiment en retard. Il serait favorable d’en acheter un peu. Car dans quelques années, il sera trop tard : tout cet art se retrouvera en mains étrangères. »
 
© Fenneken Veldkamp (Traduction: Liliane Nizan)
 
Meshac Gaba. Qui propose : L’ artiste Meshac Gaba (Bénin,1961) a étudié en 1996/97 à la Rijksakademie d’Amsterdam, ville oú i l a élu résidence. Il a exposé , en autres, au musée Tate Modern de Londres, au Palais de Tokyo à Paris ; au Musée Boijmans ainsi qu’au Musée de Groningue (Pays-bas) et il s’est marié au Municipal d’Amsterdam, dans une salle de mariage conçue par lui-même. Présent à toutes les biennales, il a même été sélectionné pour la présentation des Pays-bas à la Biennale de Venise en 2003. Marius Sterrenburg, le marchand d’art qui collectionne son travail, le désigne comme étant l’un des artistes contemporains les plus représentatifs. Le Domaine (Het Domein), un musée d’art contemporain relativement récent aux Pays-bas, est le seul à lui avoir acheté l’une de ses œuvres. C’est une petite robe de la ‘ Collection d’ été ’ appartenant au projet de Gaba, intitulé: Musée de l’Art Contemporain Africain. « Si l’on s’efforce de suivre activement la scène artistique internationale, il est alors impossible d’éviter Gaba », insinue Stijn Huijts, directeur de musée . « Dans son travail et entre autres dans son musée, il se reflète dans le système artistique et sur l’antithèse présumée entre l’art occidental et non occidental. Raison de plus pour laquelle il est impossible de le contourner. » Le Musée Municipal (Stedelijk Museum) ne possède aucune œuvre de Gaba. « Il est bon mais sans plus », telle est la réaction du directeur Gijs van Tuyl, « On recherche la qualité. » Le Musée Boijmans avait presque acheté une oeuvre de Gaba : une série de perruques en forme de bâtiments modernes et de gratte-ciel: « Mais finalement on ne l’a pas fait car c’était trop difficile à intégrer dans notre plan de collection » , explique le conservateur Jaap Guldemond. Mirjam Westen, conservatrice au Musée d’Art moderne d’Arnhem suit aussi Gaba régulièrement. « Ses perruques architecture, je les ai vues à Paris et je les trouve intéressantes. Je suis allée m’informer, mais d’après le titulaire de galerie, elles avaient déjà été immédiatement achetées à New York. »

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Sites bij dit artikel:
ZAM Africa Magazine
http://www.zam-magazine.nl

article en néerlandais
http://www.africaserver.nl/magazine.htm?art=a20070626135422817&taal=nl

Galerie 23
http://www.de40eurogalerie.nl/galerie23/index.html

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